[Relazione su un «passeggio militare»]

Volume «Viaggio Valli Cozie 1823» presso la biblioteca della Scuola di Applicazione e Istituto di Studi Militari dell’Esercito di Torino, settembre 1823

Le deux de 7bre 1823 les académistes partirent de Turin, par la route de Stupiniggi, où ils firent un léger repas. Le chemin, qui de la capitale conduit à cette maison de plaisance, est une longue et belle allée. On ne s’arréta pas lomgtemps, mais on repris bientôt la route de Pignerol, le village de None se présente sur le chemin, il est assez joli, et assez grand. À une lieue de None on trouve Airasca, il y a une tourre remarquable par son Antiquité. Le Comte Piossasco eut la bonté de nous traiter. Avant d’arriver à Pignerol, on rencontre l’hameau dit Riva. Nous n’avons pas logés dans la ville; mais dans un chateau situé sur une colline, à un mille de Pignerol. Cette ville est assez jolie. Située sur le revers d’une colline elle offre un agréable spectacle au voyageur. La place d’arme et les quartiers sont remarquables, cette ville abonde de manifactures de laines, et soies; il y a aussi plusieurs fabriques de carte.

Le 4 nous quittâmes Pignerol et nous primes la grande route de France, on rencontre par chemin plusieur quarrières de pierres, on voit une quantité d’ouvriers qui y travaillent. Après deux heures de marche, on entre dans la vallée de la Pérouse où l’on rencontre deja des hameaux protestans. Le village, de la Pérouse, est petit, on y trouve pourtant assez de boutiques. Le soir vers les 5 heures nous arrivâmes à Fenestrelle, où nous allogéâmes dans le fort St. Charle. On ne peut qu’admirer cette superbe forteresse, qui peut passer pour imprenable; trois forts s’élèvent à diverses reprises sur les rochers; un chemin couvert les lient entre eux. Pour arriver au fort des vallées, le plus élevés, et qui domine tous les autres; il faut monter près de 4000 gradins. De l’autre coté du Chison, fleuve qui baigne Fenestrelle, s’éléve le fort Mutin fait fabriqué par Louis 14, celui-ci est bien inférieur en beauté aux autres, et ne pourrait soutenir un long siège.

Le 6 nous partîmes de Fenestrelle, et laissant la grand route du mont Genêve, nous primes la route du col d’Assiète. Il faut marcher pres de 5heures pour y arriver, mais on est content d’avoir fait cette fatigue lorsqu’on se trouve au sommet, on voit encore les retranchemens que les piémontais firent pour se deféndre des francais, qui au nombre de 30000 voulaient forcer le passage; mais la valeur de nos soldats et leur favorable position, rendit inutile le courage de nos ennemis pui périrent combattant en brave. La vue ainsi que l’esprit peut se rassasier, la vallée de Fenestrelle, celle de Bardonèche, et celle de Suse s’offrent aux yeux du voyageur. On quitte à regret le beau plateau (seguono alcune parole inintelligibili) monument éternel de la valeur des Piémontais.

Nous fûmes ce jour dormir à Oulx.

Ce pays est situé au confluens de deux rivières. La Doire et la ripe, et c’est alors que la Doire prends le nom de ripaire; et au débouché de deux vallées, celle de Cesane, et celle de Bardonèche. Le village est divisé en deux bourgs. Il y a quelques belles maisons; et le païs n’est pas tres-laïd, pour un bourg de montagne. Nous avons logés hors du village, dans une maison dit la prévot, qui était un ancien couvent, et qui maintenant appartient à un commissaire Français en retraite.

Nous restâmes deux jours à Oulx pour nous reposer, le second jour cepandant nous fîmes une promenade jusqu’à la vue d’Exille. Ce fort défent l’entré de la vallée de Suse, sa position est tres forte. Il vient d’être remonté tout de neuf.

Le 9 nous prîmes le chemin de Césane, où nous arrivâmes après avoir traversé presque toute la vallée qui porte son nom. Césane est un mauvais petit pays, séparé en deux par la Doire. Après nous y être rafraichit nous allâmes visiter la grand route du mont Genève, faites tracer par Napoleon, ce chemin s’il fut entretenu serait d’une tres grande utilité pour le commerce de ces vallées, car il est tres beau. On voit qu’il a été tout taillé dans le roc, il y a des gardes fous à la gauche du chemin, et toutes voitures y peut passer. Au sommet du mont Genève se trouve la division du Piémont et de la France. On trouve une belle piramides, qui n’est plus tout entière.

Le soir nous sommes retournés dormir à Cesane.

Le lendemain on reprit la route de Fénestrelle, pour y arriver il faut traverser le col de Sestrière, et les villages de Manaducal, Sestrière et les Traverses, la route est très-belle quoique elle déperisse tous les jours.

De Fenestrelle nous refîmes la route que nous avions faites partant de Pignerol, où nous logeâmes dans le même endroit que la première fois.

En quittant Pignerol nous avons pris le chemin de Latour, avant d’y arriver on passe par Brichéras, grand et beau village. La tour est situé à l’entré de la vallée qui porte son nom, et le chief-lieu des Vaudois, Protestans de la secte de Calvin, et qui ont tants souffert pour leur réligion.

Les Vaudoises se distinguent des catholiques par un ruban qu’elles portent sur le bonnet. Leurs temples sont celon l’ordre de Calvin dépourvus d’ornemens. Le village de Latour est assez commerçant, et assez joli quoique il ne soit pas tres grand, la vallée est tres fertile en vigne, en blé, et en Froment.

Nous voulûmes visiter le passage du col de La croix qui conduit en France.

On ne commence à monter qu’à trois heures de la Tour, après avoir passé les villages de Villar, et Bobi, on rencontre par chemin une suberbe Cascade, plus loin on voit les Ruines du fameux fort de Miraboux; que les Français après l’avoir pris par la trahison du Commandant Piemontais, firent sauter après la malhereuse bataille de Vérone.

Lorsqu’on à monté plus de 5 heures, le voyageur se trouve tout ettoné de se trouver dans un vallon cultivé, long près de deux milles et large un, là on trouve une mauvaise auberge, et plusieurs maisons de Pasteurs. Nous y avons couché quoique nous y fussions bien mal logés. Le lendemain nous retournàmes à La tour.

De La tour nous avons été à Barge petite ville situé au pied des montagnes audevant du mont-Viso. Elle est assez jolie, ayant ses rues placés assez régulierement. Les pluies nous empéchérent de sortir du pays, pendant plusieurs jours, ce qui rompit nos projets; et au lieu d’aller visiter le Mont Viso, et la vallée de La maira, nous retournâmes à Turin par Saluce.

La Grand route qui mène de Barge à Saluce est très-belle et assez agréable; avant d’arriver à la tape, nous passâmes le Pô.

La ville de Saluce, autrefois residance de Marquis qui portent son nom est fameuse dans l’histoire, par les grands roles qu’elle y a joué. Elle était autrefois bien fortifié, mais on ne voit plus même les restes de ses remparts qui ont donné à faire à plusieurs armées. C’est maintenant une petite ville, chef-lieu de la province qui porte son nom, elle est fabriquée sur le revers d’une coline, et partie dans la plaine, ses rues ne sont pas très-règulières, quoique de tems en tems on trouve d’assez belles maisons. La Cathedrale est remarquable par sa beauté, et son antiquité. Le téatre est petit mais assez joli: nous fûmes logés dans le Séminaire.

Le lendemain nous prîmes la route de Fossano, mais laissant la grand route, qui passe par Savigliano, nous fîmes un détour pour voir Villafaletto. Ce bourg est située pres de la maira. On y vois des restes de monumens gothiques. Le soir nous arrivâmes à Fossano, belle ville, tres gaie. Elle a plusieurs beaux palais, entre autre le palais de ville. Le dôme est assez beau; mais d’autres églises le surpassent en beauté. Nous fûmes logé dans les quartiers qui pour lors n’étaient pas remplis. Avant d’y entrer, le Général Galateri nous passa en revue, et nous nous rendîmes aux quartiers au son des instrumens musiquaux.

Le lendemain on visita la ville. Nous vîmes l’Opital qui est très-beau, et qui a une église remarquable par ses peintures; et plusieurs autres églises.

Le 24 on pris la route de Raconis, on s’arrêta à Saviliano pour déjeurner, cette ville est plus grande que Fossano; mais pas aussi jolie. Les Officiers des dragons Genevois eurent la bonté de nous envoyer leur musique à notre rencontre, et nous firent mille politesses.

Après dejeurner on quitta Saviliano, avant d’arriver à Racconi on traversa, le bourg de Cavalleri Maggiore. La comunite de Racconi nous offrit des rafraîchissemens, et après quantité de politesse nous conduit à notre logement; qui était un anden couvent de moines.

Le 25 et le 26 nous visitâmes le chateau et le Parc de Son Altesse Serenissime le Prince de Carignan. Ce Palais a une superbe facade de deux cotés; on trouve en entrant un superbe salon, on remarque aussi un long appartement tapissé à la Chinoise. Les appartemens du Prince et de Princesse, ne sont pas orné tres richement mais le gout se fait remarquer partout.

Le Parc est le plus beau du Piémont, on y voit de tems en tems des monumens, des Pont, des cascades, qui font un effet admirable. Des grands canaux arrosent ce beau jardin, ce qui fait qu’on peut en faire le tour en barque.

Le 27 nous partîmes pour Bras, on rencontre par chemin le Bourg de Caramagne, où il y a une grande et belle église. On montre encore la maison, où vivait S.te Caterine de Racconi, obligé de s’enfuir de son pays où on la croyait une sorcière, elle vint se refugier dans ce village, où des braves gens la recueillirent. On conserve son corp dans un couvent. Après Caramagne on rencontre Sommariva del Bosco, gros bourg. Avant d’arriver à Bras il faut traversé S.t Ciavrè. La ville de Bras est petite mais jolie et très gaie, on y trouve de grandes et belles maisons. Elle possède la meilleur fabrique de cloches du Piémont. Dans les environs de cette ville, on voit les ruines de la fameuse ville de Polentia, où Stilicon gagna une fameuse bataille contre Alaric.

Le 29 par une pluie épouvantable, nous retournâmes a Turin, après s’étre reposés a Sommariva et a Carignan.


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